19.01.2024/14:30—18:00
Actu étudiant chercheur

Les cheminairs d’Ouroboros

Soutenance du DSRD de Charlotte Goffette

Les Cheminairs Ouroboros ©Alice Koté

par Sandra JacquierPour les personnes ne pouvant pas être présentes lors de la soutenance de DSRD, le spectacle sera accessible au public le 12, 23 et 26 janvier.

Réservation obligatoire
Inscription - Cheminairs

Présentation d’un Diplôme supérieur de recherche en design (DSRD) développé à l’Ésad Saint-Étienne : un voyage dans les cheminairs de l’océan aérien, une exploration artistique révélatrice de trois années de recherches oscillant entre design et météorologie.

Résumé de la recherche

Les images surgissant à la simple évocation du mot vent sont variées : chacun éprouve sa présence ; parfois il crie, rugit, hurle. Il est, avant tout, bruit, vacarme. Parfois il semble gémir, se plaindre. Son énergie suscite l’effroi : le vent assaille, brutalise, fouette, renverse, déracine. C’est pourquoi on l’identifie souvent à la colère. En outre, il emporte, transporte, disperse dans sa fuite. Alors, comprendre ce dernier implique la connaissance de ce qu’il transporte, l’air et sa composition ; les molécules de diazote, de dioxygène, les atomes d’argon. L’air est le fluide gazeux qui forme l’atmosphère terrestre et que nous respirons. C’est un « air commun », un  « air vital ». Les êtres vivants, qui habitent la terre, habitent nécessairement l’air. L’air ne se réduit pas à un élément avec lequel nous interagissons, comme nous pouvons le faire avec d’autres choses. Sans lui, les oiseaux chuteraient du ciel, les plantes dépériraient et nous les êtres humains, nous suffoquerions. Pourtant, il se dégrade. Nous dégradons notre atmosphère et nos conditions respiratoires. Alors, parler de l’air et du vent, c’est mettre en évidence l’interdépendance de notre air ; celui que nous inspirons et expirons ; celui qui se fond dans les tissus de notre corps, remplissant les poumons et oxygénant le sang et l’aval et l’amont de l’air, le vent. Maintenant, j’opte pour le mot « cheminairs » ; ce sont les chemins qu’emprunte l’air pour loger dans les moindres recoins de notre planète.

Charlotte Goffette

Diplômée de l’Ésad Saint-Étienne en 2020 par un DNSEP, Charlotte Goffette conçoit des objets, des espaces, des installations, à partir d’une réflexion sur le milieu, les éléments naturels qui le constituent. Son approche transversale, oscillant entre pratique et théorie questionne l’importance de la météorologie et ses champs d’applications. Pour son projet de fin d’études, elle a publié « Je t’offrirais un jour, le maître des climats », un mémoire qui énonce à travers diverses dimensions(cinématographique, physique, psychique, technique et historique), les avantages du vent urbain pour nos villes. Le projet La Cité d’Avel réunit un ensemble d’objets siamois qui explorent les mouvements de l’air dans l’espace urbain. La Cité d’Avel est une fiction, établie comme un terreau commun à l’ensemble de ses projets traitant du vent. Par la suite, le projet Tiniri et la brume a reçu plusieurs récompenses : Boisbuchet Residency Awards (2020), le prix Design et Innovation (2021), Ateliers Médicis.  

Pendant son DSRD, son travail oscillant entre design et météorologie, et a fait l’objet d’une collaboration avec Météo France.  

Elle imagine des œuvres dans l’espace public ; Anémoi, un banc indiquant les vents de Saint-Étienne (Banc d’essai 2022), Avel, un instrument de musique qui siffle avec les fluctuations de l’air.  

En 2022, Charlotte Goffette a contribué au colloque Dzing-Dzing : dessin et recherche à la 12e Biennale Internationale Design de Saint-Étienne. À la manière d’une constructrice de récit, elle élabore des dessins préparatoires mêlant rêveries, récit fictif et sensibilité. Ils lui servent en amont, tel un outil à représenter ses idées, à s’exprimer et à matérialiser physiquement les choses.  

Le travail de Charlotte Goffette fait également l’objet d’expositions en France - lors de l’exposition Vents d’Auvergne dans l'évènement Horizons transformant le Massif du Sancy en terrain de création contemporaine (2023), Tiniri et la brume à la galerie Surface (2021), ROUND 5 à la Cité du design (2021), Avis de tempête à Auray (2021), Sapin Blanc du Forez (2019) - et à l’international pour la Bratislava et Zlín Design Week (2018).  

Pour son exposition spectacle Les cheminairs d’Ouroboros, elle a reçu le soutien de l’École des Mines Saint-Étienne, de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, de la Ville de Saint-Étienne et de l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne.

Membres du Jury

Dans le cadre du jury de soutenance du DSRD coordonnée par Simone Fehlinger

Marielle Chabal, Artiste
Gregory Granados, designer, enseignant à l’Ésad Saint-Étienne
Elise Rigot, Enseignante chercheure, docteur en arts appliqués de l’Université Toulouse Jean Jaurès
Laurence Salmon, directrice du développement culturel et artistique, Cité du design  


L'exposition spectacle est accessible au public les 12, 23 et 26 janvier à La Rotonde (Centre de culture scientifique technique et industrielle de l’École des Mines de Saint-Étienne bâtiment- La Soucoupe)
158 cours Fauriel, 42000 Saint-Étienne (Réservation obligatoire).

Soutenance de DSRD (Diplôme Supérieur de Recherche en Design) sur invitation le vendredi 19 janvier 2024 à 14h30

Renseignements sur la soutenance
cydre@esadse.fr
Tél. 06 99 13 77 60

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